baron Gaspard GOURGAUD
Entré en Polytechnique.
Fait la Campagne d'Austerlitz où, blessé, il reçut la Légion d'Honneur. Capitaine en second en 1808, il entre au 6ème d'artillerie et est employé au siège de Saragosse. Il parvient à une place d'ordonnance en 1811. Durant la campagne de Russie, fut blessé à Smolensk et éclaira le passage de la Bérézina. Le 27 mars 1813, fut promu chef d'escadron d'artillerie à cheval et premier officier d'ordonnance. Blessé légèrement le 11 février à la bataille de Montmirail. Ces divers faits d'arme lui valurent le grade de colonel d'artillerie à Cheval et la Cravate de Commandeur de la Légion d'Honneur. Le 14 avril, à Fontainebleau, l'Empereur le congédia. On dit que la veille du départ de l'Île d'Elbe, il demanda la permission d'aller embrasser sa mère et lui faire ses adieux; il alla et ne revint pas...
Le 10 juillet 1814, décoré de la Croix de Saint-Louis et nommé chef d'état major de la 1ère division de Paris. Le général Evain le confirma dans son grade à l'état major de l'armée royale.
Le lendemain, 21 mars 1815, l'Empereur rentré aux Tuileries, le trouva au salon de service, en grand uniforme d'officier d'ordonnance et refusa de le voir. Le 3 avril, l'Empereur se laissa attendrir et le confirma dans son grade de colonel et dans sa position de premier officier d'ordonnance.
Il fit les campagnes de Belgique et Waterloo. Rentra avec l'Empereur à Malmaison puis le suivit à Rochefort où il fut un des plus ardents à lui conseiller la reddition aux Anglais. Fut choisi comme troisième sur la liste des officiers qui devaient partir. Directeur de l'écurie: quatre chevaux de trait, six de selle, fournis par les Anglais et Fringant et Vizir des écuries impériales. Ce dernier avait été offert à l'Empereur par le Sultan vers 1805.
D'un caractère impossible, il empoisonna l'existence des exilés par son humeur acariâtre, sa susceptibilité constamment hérissée, sa jalousie dénigrante, ses provocations aux duels.Il quitta Sainte-Hélène après des bavardages fâcheux pour les Français de Longwood, muni de lettres de recommandations d'Hudson Lowe et de Montchenu. A son arrivée à Londres, l'alter-ego de Lord Bathurst, le sous-secrétaire d'état Goulburn, l'invita à dîner. Il eut une conférence de cinq heures avec l'ambassadeur de Louis XVIII, le marquis d'Osmond, vit le lendemain celui du Tsar; à tous il répéta un triple mensonge qui répondait à leurs vues : l'Empereur disposait à Longwood d'une somme considérable en or, il pourrait s'évader quand il voudrait, il feignait d'être malade pour inquiéter le gouverneur et masquer une évasion le moment venu. Toutes ces "révélations" ont entraîné une aggravation immédiate de la surveillance du Captif et le rappel d'O'Meara.
L'Empereur l'exclut du "palmarès" que constitue son testament.
Entré en Polytechnique.
Fait la Campagne d'Austerlitz où, blessé, il reçut la Légion d'Honneur. Capitaine en second en 1808, il entre au 6ème d'artillerie et est employé au siège de Saragosse. Il parvient à une place d'ordonnance en 1811. Durant la campagne de Russie, fut blessé à Smolensk et éclaira le passage de la Bérézina. Le 27 mars 1813, fut promu chef d'escadron d'artillerie à cheval et premier officier d'ordonnance. Blessé légèrement le 11 février à la bataille de Montmirail. Ces divers faits d'arme lui valurent le grade de colonel d'artillerie à Cheval et la Cravate de Commandeur de la Légion d'Honneur. Le 14 avril, à Fontainebleau, l'Empereur le congédia. On dit que la veille du départ de l'Île d'Elbe, il demanda la permission d'aller embrasser sa mère et lui faire ses adieux; il alla et ne revint pas...
Le 10 juillet 1814, décoré de la Croix de Saint-Louis et nommé chef d'état major de la 1ère division de Paris. Le général Evain le confirma dans son grade à l'état major de l'armée royale.
Le lendemain, 21 mars 1815, l'Empereur rentré aux Tuileries, le trouva au salon de service, en grand uniforme d'officier d'ordonnance et refusa de le voir. Le 3 avril, l'Empereur se laissa attendrir et le confirma dans son grade de colonel et dans sa position de premier officier d'ordonnance.
Il fit les campagnes de Belgique et Waterloo. Rentra avec l'Empereur à Malmaison puis le suivit à Rochefort où il fut un des plus ardents à lui conseiller la reddition aux Anglais. Fut choisi comme troisième sur la liste des officiers qui devaient partir. Directeur de l'écurie: quatre chevaux de trait, six de selle, fournis par les Anglais et Fringant et Vizir des écuries impériales. Ce dernier avait été offert à l'Empereur par le Sultan vers 1805.
D'un caractère impossible, il empoisonna l'existence des exilés par son humeur acariâtre, sa susceptibilité constamment hérissée, sa jalousie dénigrante, ses provocations aux duels.Il quitta Sainte-Hélène après des bavardages fâcheux pour les Français de Longwood, muni de lettres de recommandations d'Hudson Lowe et de Montchenu. A son arrivée à Londres, l'alter-ego de Lord Bathurst, le sous-secrétaire d'état Goulburn, l'invita à dîner. Il eut une conférence de cinq heures avec l'ambassadeur de Louis XVIII, le marquis d'Osmond, vit le lendemain celui du Tsar; à tous il répéta un triple mensonge qui répondait à leurs vues : l'Empereur disposait à Longwood d'une somme considérable en or, il pourrait s'évader quand il voudrait, il feignait d'être malade pour inquiéter le gouverneur et masquer une évasion le moment venu. Toutes ces "révélations" ont entraîné une aggravation immédiate de la surveillance du Captif et le rappel d'O'Meara.
L'Empereur l'exclut du "palmarès" que constitue son testament.