Charles Tristan, marquis de Montholon
En 1793, M. de Sémonville était nommé ambassadeur à Constantinople. Les Autrichiens l'arrêtèrent à Novate Mezzola. Le jeune Montholon fut blessé en défendant son père.
En 1798, M. Montholon entra au service. Il devint bientôt aide-de-camp d'Augereau.
Le général Joubert, ayant épousé mademoiselle Montholon, prit son beau-frère avec lui ; mais, après la mort de Joubert à Novi, M. Montholon retourna près d'Augereau. Détaché à l'armée d'Allemagne, il gagna un sabre d'honneur à la bataille de Hohenlinden. Depuis, il fit toutes les campagnes à la Grande Armée. A Iéna, il chargea les carrés prussiens avec la brigade Colbert et fut grièvement blessé. A Heilsberg il se lança sans ordre pour sauver d'une destruction totale quelques bataillons de la division Savary rompus par la cavalerie russe. Murat rendit compte de cette action en termes flatteurs ; à Eckmülh il fut blessé en chargeant à la tête de la cavalerie wurtembergeoise. Nommé chef d'escadron et colonel sur le champ de bataille , il commandait les marins de la Garde à l'affaire de Madrid et s'empara de l'arsenal, dernière retraite des insurgés. On le fit baron avec 5 000 francs de dotation. Après Wagram, l'Empereur le fit comte de l'Empire et l'attacha à sa personne.
En 1810 et 1812 le comte Montholon fut nommé ministre plénipotentiaire près le grand duc de Wurtzbourg. Il fit un rapport pour constater l'existence d'une nouvelle coalition contre la France. Ce rapport est conservé aux archives des affaires étrangères.
Successivement il avait reçu, des mains de l'Empereur, les ordres des principales cours de l'Europe. En 1812, il éprouva la disgrâce de Napoléon Ier et perdit ses emplois.
En 1814, lors de l'invasion, il alla offrir ses services qui furent acceptés, et il fut nommé général de brigade. On lui confia le commandement du département de la Loire. Abandonné par Augereau, il se battit depuis le 25 mars jusqu'au 17 avril contre la division autrichienne du général Hoardeck. Après l'abdication de Napoléon, il remit son commandement au colonel Genty du 8e léger, et se rendit auprès de l'Empereur à Fontainebleau
Montholon déposa son commandement et ne servit pas les Bourbons en 1815; il alla au-devant de l'Empereur débarqué au golfe Juan, et le rejoignit dans la forêt de Fontainebleau. Napoléon lui confia le commandement des régiments qui venaient de le rejoindre. Après Waterloo, il s'éleva, avec le général Lallemand, contre l'opinion de se rendre aux Anglais, et suivit Napoléon à Sainte-Hélène.
En 1793, M. de Sémonville était nommé ambassadeur à Constantinople. Les Autrichiens l'arrêtèrent à Novate Mezzola. Le jeune Montholon fut blessé en défendant son père.
En 1798, M. Montholon entra au service. Il devint bientôt aide-de-camp d'Augereau.
Le général Joubert, ayant épousé mademoiselle Montholon, prit son beau-frère avec lui ; mais, après la mort de Joubert à Novi, M. Montholon retourna près d'Augereau. Détaché à l'armée d'Allemagne, il gagna un sabre d'honneur à la bataille de Hohenlinden. Depuis, il fit toutes les campagnes à la Grande Armée. A Iéna, il chargea les carrés prussiens avec la brigade Colbert et fut grièvement blessé. A Heilsberg il se lança sans ordre pour sauver d'une destruction totale quelques bataillons de la division Savary rompus par la cavalerie russe. Murat rendit compte de cette action en termes flatteurs ; à Eckmülh il fut blessé en chargeant à la tête de la cavalerie wurtembergeoise. Nommé chef d'escadron et colonel sur le champ de bataille , il commandait les marins de la Garde à l'affaire de Madrid et s'empara de l'arsenal, dernière retraite des insurgés. On le fit baron avec 5 000 francs de dotation. Après Wagram, l'Empereur le fit comte de l'Empire et l'attacha à sa personne.
En 1810 et 1812 le comte Montholon fut nommé ministre plénipotentiaire près le grand duc de Wurtzbourg. Il fit un rapport pour constater l'existence d'une nouvelle coalition contre la France. Ce rapport est conservé aux archives des affaires étrangères.
Successivement il avait reçu, des mains de l'Empereur, les ordres des principales cours de l'Europe. En 1812, il éprouva la disgrâce de Napoléon Ier et perdit ses emplois.
En 1814, lors de l'invasion, il alla offrir ses services qui furent acceptés, et il fut nommé général de brigade. On lui confia le commandement du département de la Loire. Abandonné par Augereau, il se battit depuis le 25 mars jusqu'au 17 avril contre la division autrichienne du général Hoardeck. Après l'abdication de Napoléon, il remit son commandement au colonel Genty du 8e léger, et se rendit auprès de l'Empereur à Fontainebleau
Montholon déposa son commandement et ne servit pas les Bourbons en 1815; il alla au-devant de l'Empereur débarqué au golfe Juan, et le rejoignit dans la forêt de Fontainebleau. Napoléon lui confia le commandement des régiments qui venaient de le rejoindre. Après Waterloo, il s'éleva, avec le général Lallemand, contre l'opinion de se rendre aux Anglais, et suivit Napoléon à Sainte-Hélène.