Suite au complot de Cadoudal et de Pichegru, Napoléon Bonaparte, alors premier consul, le soupçonna de connivence suite aux conseils de Fouché. Dans le nuit du 15 au 16 mars 1804, il fit enlever le prince et le traduisit en conseil de guerre, présidé par Pierre-Augustin Hulin. D'Enghien fut fusillé le 21 mars au Château de Vincennes, et son corps fut jeté dans une fosse au pied du pavillon de la reine. Cette exécution sommaire indigna les cours européennes. On accusa Bonaparte de s'être ainsi débarrassé du dernier rejeton d'une illustre branche de la maison de France — susceptible de rallier le peuple alors que les Orléans étaient discrédités par le régicide.
En 1816, Louis XVIII fit exhumer les restes et les déposa dans une chapelle de Vincennes, sous un monument de Lenoir.
Vincennes, 21 mars 1804, 3 h du matin. Il se passe d'étranges choses dans les fossés du château... Enlevé en Allemagne où il avait émigré, jugé sommairement par un tribunal militaire, Louis-Antoine de Bourbon, duc d'Enghien, accompagné de son chien Mohiloff, écoute sa condamnation à mort lue par un adjudant-général à la lueur d'une lanterne. Le peloton de gendarmes d'élite de la Garde consulaire est prêt, la tombe aussi... Sur le pont franchissant le fossé, les généraux Savary et Hulin assistent à la scène avec les autres officiers formant le tribunal militaire ayant signé ce dont Talleyrand dira qu'il s'agissait plus qu'une faute : un crime !
« Visez au c½ur. » Tels furent les derniers mots du duc d'Enghien, tombé à trente et un ans sous le feu des gendarmes de Bonaparte.
En 1816, Louis XVIII fit exhumer les restes et les déposa dans une chapelle de Vincennes, sous un monument de Lenoir.
Vincennes, 21 mars 1804, 3 h du matin. Il se passe d'étranges choses dans les fossés du château... Enlevé en Allemagne où il avait émigré, jugé sommairement par un tribunal militaire, Louis-Antoine de Bourbon, duc d'Enghien, accompagné de son chien Mohiloff, écoute sa condamnation à mort lue par un adjudant-général à la lueur d'une lanterne. Le peloton de gendarmes d'élite de la Garde consulaire est prêt, la tombe aussi... Sur le pont franchissant le fossé, les généraux Savary et Hulin assistent à la scène avec les autres officiers formant le tribunal militaire ayant signé ce dont Talleyrand dira qu'il s'agissait plus qu'une faute : un crime !
« Visez au c½ur. » Tels furent les derniers mots du duc d'Enghien, tombé à trente et un ans sous le feu des gendarmes de Bonaparte.