Henri Gatien Bertrand est né dans une famille bourgeoise. Il naît au château Raoul à Châteauroux,Le 11 septembre 1793, il entre comme sous-lieutenant à l'École royale du génie de Mézières en 1793. Il est le major de sa promotion. Il en sort lieutenant, est promu capitaine le 21 mars 1795
Il servit d'abord dans la garde nationale de Paris. Le 10 août son bataillon se porta aux Tuileries pour défendre la royauté constitutionnelle.
Bertrand prend le chemin de l'armée d'Italie, qu'il atteint en 1797. C'est là qu'il rencontre Bonaparte, qu'il suit en Égypte, où il se distingue aux Pyramides et reçoit alors le grade de chef de bataillon (commandant).Il est nommé sous-directeur des fortifications. Légèrement blessé à la tête à Aboukir (25 juillet 1799), son cheval tué sous lui, le général en chef l'appelle pour remplacer son chef de brigade et Bertrand, la tête enveloppée d'un bandage, s'élance à l'attaque du fort d'Aboukir, prend un drapeau et reçoit une blessure à la cuisse. En récompense, il est promu chef de brigade (lieutenant-colonel). Le 16 septembre 1800, il est général de brigade et, le 21 mars 1801, directeur des fortifications d'Alexandrie.
Le Premier consul en fait son aide de camp le 7 mars 1805. A la suite de l'Empereur, il participe à toutes les grandes batailles de l'Empire : il est à Austerlitz, à Iéna, obtient la capitulation de Spandau le 25 octobre 1806, est à Eylau et au siège de Dantzig. Il est nommé général de division le 30 mai 1807, comte de l'Empire en mars 1808.
Le 16 septembre 1808, le général comte Bertrand épouse, à la mairie de Ier arrondissement, Élisabeth Françoise Dillon, dite Frances ou Fanny, fille du général Arthur Dillon et d'une créole de la Martinique, Laure Girardin de Montgérald, petite cousine de l'impératrice Joséphine. Le mariage religieux eut lieu le lendemain à Saint-Leu chez Hortense de Beauharnais.
Henri Bertrand est envoyé en Espagne, puis construit les ponts de l'île Lobau sur le Danube qui permettent à la Grande Armée de traverser ce fleuve et de remporter la bataille de Wagram.
Le 9 avril 1811, il succède à Marmont comme gouverneur général des provinces illyriennes. C'est un demi-échec, Bertrand, peu à l'aise dans ce rôle nouveau pour lui, semblant hésiter à prendre des décisions. A la fin de 1812, Napoléon doit lui retirer ses fonctions, mais il lui donne le commandement du 4e corps de la Grande Armée. Bertrand n'y fait pas merveille. Le 18 novembre 1813, il est nommé Grand Maréchal du Palais et s'installe aux Tuileries le 20.
C'est tout naturellement qu'il suit l'Empereur à l'île d'Elbe. Pendant les Cent-Jours, il se réinstalle aux Tuileries. Il devient grand Maréchal du Palais et le conseiller militaire de Napoléon pendant cette période . C'est également tout naturellement qu'après Waterloo, il suit l'Empereur à la Malmaison, puis dans le reste de son périple jusqu'à Sainte-Hélène.
Le 7 mai 1816, Bertrand fut condamné à mort par contumace. Après la mort de Napoléon, Bertrand revint à Paris en octobre 1818. Amnistié de sa condamnation à mort par contumace le 24 octobre 1821