ALEXANDRE Ier, Paulowitch, empereur de Russie, fils de Paul Ier, né à St-Pétersbourg, en 1777, mort en 1825, à Taganrok. Il monta sur le trône en 1801, après le meurtre de son père, auquel on le soupçonna, sans preuves, de n'être pas resté étranger.
A son avènement au trône, il maintint d'abord la paix qu'il trouva établie avec la France ; mais en 1805, inquiet des envahissements de Napoléon en Allemagne, il entra dans la troisième coalition, formée par l'Angleterre, l'Autriche et la Suède. La bataille d'Austerlitz força l'Autriche à signer la paix de Presbourg ; la journée d'Iéna renversa l'édifice que le grand Frédéric avait mis toute sa vie à élever, et les défaites successives qu'Alexandre essuya en 1807, à Eylau et à Friedland, amenèrent la fameuse entrevue qui eut lieu sur le Niémen entre lui et Napoléon, et où les deux souverains se jurèrent une éternelle amitié. Quelques jours après fut signé le traité de Tilsit, par lequel l'empereur de Russie reconnut toutes les conquêtes de son ennemi, et adhéra au système du blocus continental (8 et 9 juillet 1807). Le roi de Suède, son ancien allié, ayant refusé de fermer ses ports aux vaisseaux anglais, il lui fit la guerre, et lui enleva la Finlande en même temps qu'il se rendait maître de plusieurs provinces de la Perse et de la Turquie.
L'entrevue d'Erfurt vint encore resserrer son alliance avec Napoléon, pour lequel il ressentait d'ailleurs la plus vive admiration. Cependant quelques modifications au système continental, qui lui étaient imposées par les besoins de ses peuples, et l'occupation du duché d'Oldenbourg par les troupes françaises, amenèrent une rupture entre les deux souverains, et la guerre ne tarda pas à sortir de cette situation. On connaît les résultats de cette funeste campagne de 1812 entreprise par Napoléon. Pendant que les débris de l'armée française se retiraient en Allemagne, Alexandre lança de Varsovie un manifeste par lequel il appelait l'Europe aux armes (1813), et forma une nouvelle coalition dans laquelle entrèrent l'Angleterre, la Prusse, la Suède et l'Autriche. Les alliés essuyèrent d'abord plusieurs défaites à Lutzen, à Bautzen et à Dresde, mais la bataille de Leipzig leur ouvrit les portes de la France, et ils arrivèrent jusqu'à Paris (1814), malgré les prodiges de génie que fit Napoléon dans cette campagne immortelle.
Après avoir signé le traité qui assurait la paix générale et garantissait à la France l'intégrité de son territoire primitif, il se rendit en novembre 1814 au congrès de Vienne, où il fit confirmer l'usurpation de la Pologne, qu'il avait consommée l'année précédente. Après le retour de Napoléon de l'île d'Elbe et la bataille de Waterloo, Alexandre revint à Paris avec les troupes alliées (1815), et participa cette fois aux mesures rigoureuses prises contre la France ; néanmoins il s'opposa a son démembrement et sauva plusieurs monuments qu'on voulait détruire. Avant de quitter Paris, il signa avec les souverains de Prusse et d'Autriche le traité de la Sainte-Alliance
A son avènement au trône, il maintint d'abord la paix qu'il trouva établie avec la France ; mais en 1805, inquiet des envahissements de Napoléon en Allemagne, il entra dans la troisième coalition, formée par l'Angleterre, l'Autriche et la Suède. La bataille d'Austerlitz força l'Autriche à signer la paix de Presbourg ; la journée d'Iéna renversa l'édifice que le grand Frédéric avait mis toute sa vie à élever, et les défaites successives qu'Alexandre essuya en 1807, à Eylau et à Friedland, amenèrent la fameuse entrevue qui eut lieu sur le Niémen entre lui et Napoléon, et où les deux souverains se jurèrent une éternelle amitié. Quelques jours après fut signé le traité de Tilsit, par lequel l'empereur de Russie reconnut toutes les conquêtes de son ennemi, et adhéra au système du blocus continental (8 et 9 juillet 1807). Le roi de Suède, son ancien allié, ayant refusé de fermer ses ports aux vaisseaux anglais, il lui fit la guerre, et lui enleva la Finlande en même temps qu'il se rendait maître de plusieurs provinces de la Perse et de la Turquie.
L'entrevue d'Erfurt vint encore resserrer son alliance avec Napoléon, pour lequel il ressentait d'ailleurs la plus vive admiration. Cependant quelques modifications au système continental, qui lui étaient imposées par les besoins de ses peuples, et l'occupation du duché d'Oldenbourg par les troupes françaises, amenèrent une rupture entre les deux souverains, et la guerre ne tarda pas à sortir de cette situation. On connaît les résultats de cette funeste campagne de 1812 entreprise par Napoléon. Pendant que les débris de l'armée française se retiraient en Allemagne, Alexandre lança de Varsovie un manifeste par lequel il appelait l'Europe aux armes (1813), et forma une nouvelle coalition dans laquelle entrèrent l'Angleterre, la Prusse, la Suède et l'Autriche. Les alliés essuyèrent d'abord plusieurs défaites à Lutzen, à Bautzen et à Dresde, mais la bataille de Leipzig leur ouvrit les portes de la France, et ils arrivèrent jusqu'à Paris (1814), malgré les prodiges de génie que fit Napoléon dans cette campagne immortelle.
Après avoir signé le traité qui assurait la paix générale et garantissait à la France l'intégrité de son territoire primitif, il se rendit en novembre 1814 au congrès de Vienne, où il fit confirmer l'usurpation de la Pologne, qu'il avait consommée l'année précédente. Après le retour de Napoléon de l'île d'Elbe et la bataille de Waterloo, Alexandre revint à Paris avec les troupes alliées (1815), et participa cette fois aux mesures rigoureuses prises contre la France ; néanmoins il s'opposa a son démembrement et sauva plusieurs monuments qu'on voulait détruire. Avant de quitter Paris, il signa avec les souverains de Prusse et d'Autriche le traité de la Sainte-Alliance

