Sainte-Hélène

Sainte-Hélène
Depuis le 17 octobre 1815, l'empereur Napoléon est retenu prisonnier sur l'île de Sainte Hélène, colonie anglaise, située en plein atlantique à 1900 kms de l'Afrique et à 2900 kms du Brésil. Quelques fidèles, pas toujours désintéressés, ont accepté de l'y suivre et de partager sa réclusion. Il y avait là, Emmanuel de Las Cases, qui écrira sur place le célèbre Mémorial de Sainte-Hélène, suivi de son fils Emmanuel, âgé de 15 ans. Ils quitteront l'île le 30 décembre 1816. Nous trouvons ensuite le général comte de Montholon et le général comte de Bertrand, accompagnés tous deux de leur épouse, ainsi que l'ancien aide de camp de l'Empereur, le général baron Gourgaud. Au rang des serviteurs, il y aura Marchand, Saint-Denis dit Ali, Noverraz, Pierron, Archambault et quelques autres.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le jeudi 11 septembre 2008 15:57

Général Gourgaud

Général Gourgaud
baron Gaspard GOURGAUD

Entré en Polytechnique.
Fait la Campagne d'Austerlitz où, blessé, il reçut la Légion d'Honneur. Capitaine en second en 1808, il entre au 6ème d'artillerie et est employé au siège de Saragosse. Il parvient à une place d'ordonnance en 1811. Durant la campagne de Russie, fut blessé à Smolensk et éclaira le passage de la Bérézina. Le 27 mars 1813, fut promu chef d'escadron d'artillerie à cheval et premier officier d'ordonnance. Blessé légèrement le 11 février à la bataille de Montmirail. Ces divers faits d'arme lui valurent le grade de colonel d'artillerie à Cheval et la Cravate de Commandeur de la Légion d'Honneur. Le 14 avril, à Fontainebleau, l'Empereur le congédia. On dit que la veille du départ de l'Île d'Elbe, il demanda la permission d'aller embrasser sa mère et lui faire ses adieux; il alla et ne revint pas...

Le 10 juillet 1814, décoré de la Croix de Saint-Louis et nommé chef d'état major de la 1ère division de Paris. Le général Evain le confirma dans son grade à l'état major de l'armée royale.
Le lendemain, 21 mars 1815, l'Empereur rentré aux Tuileries, le trouva au salon de service, en grand uniforme d'officier d'ordonnance et refusa de le voir. Le 3 avril, l'Empereur se laissa attendrir et le confirma dans son grade de colonel et dans sa position de premier officier d'ordonnance.

Il fit les campagnes de Belgique et Waterloo. Rentra avec l'Empereur à Malmaison puis le suivit à Rochefort où il fut un des plus ardents à lui conseiller la reddition aux Anglais. Fut choisi comme troisième sur la liste des officiers qui devaient partir. Directeur de l'écurie: quatre chevaux de trait, six de selle, fournis par les Anglais et Fringant et Vizir des écuries impériales. Ce dernier avait été offert à l'Empereur par le Sultan vers 1805.

D'un caractère impossible, il empoisonna l'existence des exilés par son humeur acariâtre, sa susceptibilité constamment hérissée, sa jalousie dénigrante, ses provocations aux duels.Il quitta Sainte-Hélène après des bavardages fâcheux pour les Français de Longwood, muni de lettres de recommandations d'Hudson Lowe et de Montchenu. A son arrivée à Londres, l'alter-ego de Lord Bathurst, le sous-secrétaire d'état Goulburn, l'invita à dîner. Il eut une conférence de cinq heures avec l'ambassadeur de Louis XVIII, le marquis d'Osmond, vit le lendemain celui du Tsar; à tous il répéta un triple mensonge qui répondait à leurs vues : l'Empereur disposait à Longwood d'une somme considérable en or, il pourrait s'évader quand il voudrait, il feignait d'être malade pour inquiéter le gouverneur et masquer une évasion le moment venu. Toutes ces "révélations" ont entraîné une aggravation immédiate de la surveillance du Captif et le rappel d'O'Meara.

L'Empereur l'exclut du "palmarès" que constitue son testament.
# Posté le lundi 16 avril 2007 15:18

Sir Hudson Lowe

Sir Hudson Lowe
Le nom de Sir Hudson Lowe est resté célèbre car il fut le second et dernier geôlier de Napoléon Ier sur l'île Sainte-Hélène (gouverneur de l'Île de 1816 à 1821). Il s'en acquitta avec une dureté qui, en France, a donné à son nom une odieuse renommée. L'Empereur qui le soupçonnait toujours de vouloir attenter à sa vie, disait de lui : "Il a le crime gravé sur le visage". Napoléon décèdera le 5 mai 1821.

Napoléon était arrivé sur l'île de Sainte Hélène en novembre 1815, résida pendant un mois au pavillon des Briars sous la surveillance de l'Amiral Cockburn (premier gouverneur de Sainte Hélène) afin de rejoindre son lieu de détention définitif, une ferme située sur le plateau de Longwood sous la surveillance de Sir Hudson Lowe.

Il a laissé chez son propre peuple un souvenir d'oprobe sur sa façon de traiter l'Empereur.

Il mourut le 10 janvier 1844 à Chelsea.
# Posté le lundi 16 avril 2007 14:58

général montholon

général montholon
Charles Tristan, marquis de Montholon

En 1793, M. de Sémonville était nommé ambassadeur à Constantinople. Les Autrichiens l'arrêtèrent à Novate Mezzola. Le jeune Montholon fut blessé en défendant son père.

En 1798, M. Montholon entra au service. Il devint bientôt aide-de-camp d'Augereau.

Le général Joubert, ayant épousé mademoiselle Montholon, prit son beau-frère avec lui ; mais, après la mort de Joubert à Novi, M. Montholon retourna près d'Augereau. Détaché à l'armée d'Allemagne, il gagna un sabre d'honneur à la bataille de Hohenlinden. Depuis, il fit toutes les campagnes à la Grande Armée. A Iéna, il chargea les carrés prussiens avec la brigade Colbert et fut grièvement blessé. A Heilsberg il se lança sans ordre pour sauver d'une destruction totale quelques bataillons de la division Savary rompus par la cavalerie russe. Murat rendit compte de cette action en termes flatteurs ; à Eckmülh il fut blessé en chargeant à la tête de la cavalerie wurtembergeoise. Nommé chef d'escadron et colonel sur le champ de bataille , il commandait les marins de la Garde à l'affaire de Madrid et s'empara de l'arsenal, dernière retraite des insurgés. On le fit baron avec 5 000 francs de dotation. Après Wagram, l'Empereur le fit comte de l'Empire et l'attacha à sa personne.

En 1810 et 1812 le comte Montholon fut nommé ministre plénipotentiaire près le grand duc de Wurtzbourg. Il fit un rapport pour constater l'existence d'une nouvelle coalition contre la France. Ce rapport est conservé aux archives des affaires étrangères.

Successivement il avait reçu, des mains de l'Empereur, les ordres des principales cours de l'Europe. En 1812, il éprouva la disgrâce de Napoléon Ier et perdit ses emplois.

En 1814, lors de l'invasion, il alla offrir ses services qui furent acceptés, et il fut nommé général de brigade. On lui confia le commandement du département de la Loire. Abandonné par Augereau, il se battit depuis le 25 mars jusqu'au 17 avril contre la division autrichienne du général Hoardeck. Après l'abdication de Napoléon, il remit son commandement au colonel Genty du 8e léger, et se rendit auprès de l'Empereur à Fontainebleau

Montholon déposa son commandement et ne servit pas les Bourbons en 1815; il alla au-devant de l'Empereur débarqué au golfe Juan, et le rejoignit dans la forêt de Fontainebleau. Napoléon lui confia le commandement des régiments qui venaient de le rejoindre. Après Waterloo, il s'éleva, avec le général Lallemand, contre l'opinion de se rendre aux Anglais, et suivit Napoléon à Sainte-Hélène.
# Posté le jeudi 15 février 2007 17:10
Modifié le jeudi 15 février 2007 17:25

maréchal bertrand

maréchal bertrand
Henri Gatien Bertrand est né dans une famille bourgeoise. Il naît au château Raoul à Châteauroux,Le 11 septembre 1793, il entre comme sous-lieutenant à l'École royale du génie de Mézières en 1793. Il est le major de sa promotion. Il en sort lieutenant, est promu capitaine le 21 mars 1795

Il servit d'abord dans la garde nationale de Paris. Le 10 août son bataillon se porta aux Tuileries pour défendre la royauté constitutionnelle.

Bertrand prend le chemin de l'armée d'Italie, qu'il atteint en 1797. C'est là qu'il rencontre Bonaparte, qu'il suit en Égypte, où il se distingue aux Pyramides et reçoit alors le grade de chef de bataillon (commandant).Il est nommé sous-directeur des fortifications. Légèrement blessé à la tête à Aboukir (25 juillet 1799), son cheval tué sous lui, le général en chef l'appelle pour remplacer son chef de brigade et Bertrand, la tête enveloppée d'un bandage, s'élance à l'attaque du fort d'Aboukir, prend un drapeau et reçoit une blessure à la cuisse. En récompense, il est promu chef de brigade (lieutenant-colonel). Le 16 septembre 1800, il est général de brigade et, le 21 mars 1801, directeur des fortifications d'Alexandrie.

Le Premier consul en fait son aide de camp le 7 mars 1805. A la suite de l'Empereur, il participe à toutes les grandes batailles de l'Empire : il est à Austerlitz, à Iéna, obtient la capitulation de Spandau le 25 octobre 1806, est à Eylau et au siège de Dantzig. Il est nommé général de division le 30 mai 1807, comte de l'Empire en mars 1808.

Le 16 septembre 1808, le général comte Bertrand épouse, à la mairie de Ier arrondissement, Élisabeth Françoise Dillon, dite Frances ou Fanny, fille du général Arthur Dillon et d'une créole de la Martinique, Laure Girardin de Montgérald, petite cousine de l'impératrice Joséphine. Le mariage religieux eut lieu le lendemain à Saint-Leu chez Hortense de Beauharnais.

Henri Bertrand est envoyé en Espagne, puis construit les ponts de l'île Lobau sur le Danube qui permettent à la Grande Armée de traverser ce fleuve et de remporter la bataille de Wagram.

Le 9 avril 1811, il succède à Marmont comme gouverneur général des provinces illyriennes. C'est un demi-échec, Bertrand, peu à l'aise dans ce rôle nouveau pour lui, semblant hésiter à prendre des décisions. A la fin de 1812, Napoléon doit lui retirer ses fonctions, mais il lui donne le commandement du 4e corps de la Grande Armée. Bertrand n'y fait pas merveille. Le 18 novembre 1813, il est nommé Grand Maréchal du Palais et s'installe aux Tuileries le 20.

C'est tout naturellement qu'il suit l'Empereur à l'île d'Elbe. Pendant les Cent-Jours, il se réinstalle aux Tuileries. Il devient grand Maréchal du Palais et le conseiller militaire de Napoléon pendant cette période . C'est également tout naturellement qu'après Waterloo, il suit l'Empereur à la Malmaison, puis dans le reste de son périple jusqu'à Sainte-Hélène.

Le 7 mai 1816, Bertrand fut condamné à mort par contumace. Après la mort de Napoléon, Bertrand revint à Paris en octobre 1818. Amnistié de sa condamnation à mort par contumace le 24 octobre 1821
# Posté le lundi 15 janvier 2007 17:42